Sa biographie

 

 

 

L’ALBEDO – Pascal LAPLASSOTTE – Imaginateur-GRUISSAN 2019
(Février 1962/Aujourd’hui)
Né, vit, et travaille à Bordeaux… Voyage partout ailleurs !
Mon univers photographique démarre il y a environ 4 décennies autour d’un appareil argentique, le Praktica Mtl 3, dont la petite barre dans le viseur oscillait à travers un rond à mesure que j’en tournais les bagues et les boutons.

Je n’imaginais pas que la découverte en autodidacte des trois mots de ce fameux triptyque « ouverture-vitesse-sensibilité » allait me dicter bien plus qu’une passion de vie.
D’abord l’ouverture. Ouverture à « l’autre », aux nouveaux paysages grâce aux voyages, à ma passion pour les gris du noir et blanc, à ma difficulté de faire de la couleur, au beau, au laid, à tout
ce que je ne comprends pas…

Ensuite la vitesse. Vitesse car le temps passe décidément trop vite. La réussite serait de parvenir à apprendre à décoder les bons moments à l’instant où ils se déroulent, à ouvrir le fameux deuxième rideau. Ensuite les sauvegarder dans nos tiroirs du passé pour pouvoir les rouvrir quand la nostalgie des souvenirs prend le pas sur le présent. Importe peu qu’ils soient un son, une odeur, une couleur, un visage où qu’ils soient faits de terre,d’eau, de feu ou de vent, ils sont là et le resteront.

Et pour finir la sensibilité. Sensibilité, majeure pour nous, faiseurs d’images, archivistes du coeur, traceurs de temps. L’émotivité est une qualité même si elle est trop souvent décrite pour une faiblesse dans notre monde actuel fait de compétitions.
Je suis avant tout un photographe de voyage, mais aussi de sport et d’évènementiel.

Alors pourquoi les glaces aujourd’hui ? Qu’est-ce que « l’Albédo » ? ligne bleue de mon exposition…
Pour faire simple, l’Albédo est le pouvoir de réverbération de la lumière sur une surface, du soleil, dans notre cas accélérateur de la fonte des glaces. Plus ce phénomène est faible, plus la chaleur se développe au sol et donc plus ça fond… C’est un baromètre des variations climatiques.

Un autre triptyque empirique mais destructeur celui-là, le pôle Nord est d’ailleurs beaucoup plus touché que le Sud actuellement.
J’ai toujours été fasciné par l’histoire de ces voyages vers les pôles qu’ils soient du Nord ou du Sud, de St Jean de Terre-Neuve ou Paul Emile Victor à Mike Horn ou Mathieu Tordeur, Jean- Louis Etienne en passant par Admusen, Charcot et bien d’autres.

Je ne suis pas un aventurier, juste un imaginateur d’images qui se donne la chance de parcourir des extraordinaires paysages, pour simplement témoigner d’un présent qui nous échappe.
Souvent les icebergs sont pris pour de vulgaires blocs de glace qui fondent ou coulent les bateaux. Pourtant, ce sont des êtres vivants pour ceux qui les ont approchés, qui les ont admirés,
entendus craquer pour rire ou se plaindre.
D’abord, ont dit généralement qu’ils sont « vêlés » par les glaciers, un accouchement brutal, glacial, pour partir ensuite seuls à l’aventure adoucir les eaux des océans.

Ensuite, il n’y a pas deux icebergs identiques, empreintes glacières façonnées par les éléments, en perpétuelles évolutions au gré des temps.
C’est un inestimable privilège de goûter à la solitude au Groenland, isolement rêvé du photographe.

J’y repars l’an prochain pour une destination encore plus Nord…
L’important est toujours d’avoir un rêve d’avance sur le temps…

( Merci à Franck FREYDT, à l’Association l’Image Dans l’OEil pour leur confiance et à
Vagabond, petit bateau rouge de l’Arctique) Festival GRUISSAN 2019